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Par Akis Gavriilidis

1. L’ «exclusion inclusive» du crime politique

La période pendant laquelle cet article est rédigé (juin/juillet 2003), et déjà pour plusieurs mois, l’actualité juridique et politique en Grèce est marquée par le procès de 19 personnes accusées comme membres de «17 novembre», une organisation terroriste (selon la terminologie officielle ; «de propagande armée» selon une dénomination probablement plus adéquate). Cette organisation d’extrême gauche a été active pour 25 années, pendant lesquelles elle avait tué 22 personnes, entre autres des anciens bourreaux de la dictature militaire et autres policiers, des industriels, des agents de la CIA, et de diplomates turcs, sans que la police ait pu en arrêter même un membre. Mais en été 2002 on a vu, l’une après l’autre, l’arrestation spectaculaire de ces 19 personnes, dont certaines nient toute implication et d’autres ont accepté puis révoqué leurs aveux, en soutenant qu’elles étaient dues à des «pressions», voire tortures, de la police, et que les autorités judiciaires leurs ont nié leurs droits à une assistance légale et une défense appropriée après leur arrestation et pendant l’examen.

L’évaluation de ces plaintes et le déroulement du procès en général n’est vraiment pas l’objet du présent article ; je vais plutôt relever un point précis, presqu’ un détail, qui présent un intérêt pour mon point de Read More

Akis Gavriilidis[1]

1. A « exclusão inclusiva » do crime político

No período de redação desse trabalho (junho-julho 2003), o debate jurídico e político da Grécia continua sendo dominado pelas controvérsias em torno do processo de 19 pessoas acusadas como membros da organização «17 de novembro», organização terrorista, segundo a terminologia oficial, ou de « propaganda armada », segundo uma denominação que parece mais adequada.

Essa organização de extrema esquerda atuou por mais de 25 anos, tendo executado 22 pessoas, entre as quais se encontravam torturadores que atuaram durante a ditadura militar grega (1967-1974), policiais, militares, grandes empresários, agentes da CIA e diplomatas turcos.

Durante todos esses anos, a polícia grega não conseguiu prender nenhum dos membros da organização. Repentinamente, em 2002 foram presas, sucessivamente e de forma espetacular, 19 pessoas.

Alguns acusados negaram terminantemente seu envolvimento com a organização ; outros confessaram, para, em seguida, revogar suas declarações, alegando que foram extorquidas Read More